VALLUET ANGEBERT / LA VOIX DU SILENCE

Goûte à ma poésie et tu prendras la vie du bon côté ….

 

ANGEBERT VALLUET « HARO » la société des écrivains 26 mai 2009

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Résumé :                                                                               harovignette.jpg        

Au-delà de l’œuvre, il y a l’homme que l’on découvre. L’homme qui se livre à travers ses écrits : un être sensible, rempli d’humanité, empreint d’un profond respect de l’autre. L’auteur transmet sa profonde sagesse, son éducation qui ne tolère pas la vulgarité, mais qui accepte l’Homme dans toutes ses dimensions.  

Sa poésie, portée par la précision de la description, le choix des mots et la force des images, crée un monde dans lequel on pourrait supposer qu’il existe une âme en toute chose.  HARO distille une croyance, un message d’espoir pour un lendemain meilleur, où l’homme et sa terre se confondent dans une complicité poétique.  Angebert VALLUET aime et est profondément attaché à sa terre natale. Par-dessus tout, il croit en la Guadeloupe. 

 

 

INDIFFERENCE 5 juin 2009

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Indifférence 

La souffrance nous laisserait-elle indifférent ? 

L’homme sur lui-même, trop centré 

Pêche par égoïsme et cache ses sentiments. 

L’individualisme des uns, l’ignorance des autres, 

Ferment la porte au nez des biens intentionnés.

Le conditionnement moderne conduit l’homme stressé

D’un pas pressé, à la containérisation de la pensée. 

Tout est importé, notre culture est caricaturée. 

Les «Maîtres à penser» improvisent des théories structurées 

Nourries d’arrière-pensées de gens intéressés. 

La Guadeloupe s’enfonce un peu plus chaque jour, 

Sa jeunesse de plus en plus féroce attend un recours. 

Notre société déracinée est en souffrance. 

Le politique tombé en disgrâce tire sa révérence. 

La société évolue, les crises apparaissent 

Le pays est en détresse et l’on y meurt de paresse. 

La Guadeloupe n’est plus la Guadeloupe ! 

Elle est ce que nous sommes devenus. 

Magouilleurs, fantaisistes, morfals et jaloux. 

Elle a été la bête de somme à bien des égards, 

Mais les temps ont bien changé, nous sommes des fêtards ! 

Les voleurs sont en liberté, 

Le pays est vautré devant la télé. 

Personne ne dit mot !  Silence radio ! 

La Guadeloupe n’est plus la Guadeloupe ! 

Elle est ce que nous sommes quand déborde la coupe ! 

 Elle est ce que nous sommes quand personne ne nous regarde ! 

Elle est ce que nous sommes quand personne ne nous voit ! 

Elle est ce que nous sommes quand personne ne nous entend ! 

Ce pays en souffrance se meurt de prétentions, 

Pris dans l’engrenage de la performance, 

Marche à reculons en attendant sa rédemption, dans l’indignation. 

La Guadeloupe n’est plus la Guadeloupe ! 

Elle est ce que nous sommes quand nous baissons les bras. 

(extrait de HARO de A. VALLUET)

 

 

8 juin 2009

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«L’homme fidèle est celui qui saura faire abstraction de tout ce qu’il est» 

«Entre la démocratie et l’autocratie, je préfère la liberté»  

 «Il faut être sûr de soi quand on est sûr de rien»

«En construisant l’avenir dans la déraison, le bonheur se terre sous les décombres des bonnes intentions»

«Craint celui qui pense dans l’ombre sans qu’il ne déplace une fois son ombre ! » 

 

 

Le BOKIT 17 juin 2009

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Le BOKIT      dans mon cahier de poesie doc photosbokits.doc

Le BOKIT 

Mélange de farine, d’eau, de sel et de sentiments, 

Ajouter dans un récipient, quelques ingrédients, 

Laissez-passer le temps. 

Le temps qu’il faille pour la voir muter, 

Se transformer, gonfler, tripler de volume 

Parfois quitter la marmite qui l’abrite, 

Tel un volcan, trop plein, dégorge. 

Se bombe, se dilate, se gonfle encore 

Pour montrer la texture de sa belle robe, 

Quand soudain, la cuisinière pioche dans la masse 

La première poignée de pâte qu’elle roule avec grâce. 

L’huile sur le feu, lèche l’intérieur du faitout roussi, 

En attendant la première boule enfarinée, 

Des mains habiles de la généreuse « nourricière », 

Qui sans élan, la noie dans le bain bouillant. 

Dès le premier plongeon, le parfum du pain cuit, 

Montre l’œuvre d’une pâte réussie, 

Un BOKIT à la nage, gagne le rivage du faitout roussi, 

Tel un présage, il est uniforme, il est parfumé,  Il est bombé, Il est doré. 

Et quand pénètre en son flan, 

La lame d’un couteau tranchant, 

S’envole le dernier souffle fumant 

Qui émoustille le palais des gourmands. 

Bokit nature ou orné de garnitures 

Le bokit encore fumant, avant d’être vendu, 

Laisse déborder sous sa robe, une dentelle de laitue. 

Sur l’étalage, à peine fini, 

Il compte les minutes avant d’être englouti. 

Restera de lui, le souvenir d’un rot, 

Qui explose des entrailles d’un bougre mal nourri, 

Ainsi, témoigne qu’il s’est bien restauré ! 

A même le sable, l’emballage du défunt bokit froissé, 

Drible les passants avant d’être ensablé 

Marchands aux fourneaux, poussent les réchauds 

Tirent des fournées, à chacun sa spécialité ! 

Bokit nature, Bokit au poulet, 

Bokit au fromage, Bokit à toutes les sauces 

Bokit an nou, mi bon Bokit !

(Extrait de HARO) Angebert VALLUET

 

 

gwo ka

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photo.jpg                            Ka ou Ké 

Quand sonne le tambour «toumblak», 

Mon cœur s’emballe sous les «fwazé » démoniaques, 

Dans le cercle fermé des maîtres tanbouyés. 

A un rythme endiablé, lapide la peau rodée. 

Quand sonne le tambour «kaladja», 

Je sens battre mon cœur au bord du trépas 

Qui attend la reprise du danseur qui guide le «makè», 

Braque des hanches, croise les pas, soulève la poussière.

Quand sonne le tambour «menndé», 

C’est la vie qui reprend son cours à un rythme déchaîné 

Les tanbouyés mofwazés défient les limites du son, 

Dans le ciel, Dieu danse devant ses fidèles démons

Quand sonne le tambour «léwòz», 

C’est le poète qui montre sa prose. 

Il raconte du bout des doigts son héritage. 

C’est l’heure du déballage de langage sans ambages

Quand sonne le tambour «woulé», 

Le danseur exprime ses désirs refoulés, dame des pieds 

Le plancher des vaches, surfe en pas chassés, 

Roule des hanches en saluant l’assistance médusée.

Quand sonne le tambour «graj», 

C’est Christèn qui dévoile sa toile ! 

Les maîtres de Fond-Cacao bousculent les cultures 

Quand au fin fond de l’exil anonyme le graj sublime.

Quand sonne le tambour padjanbèl, 

C’est la révélation du rythme rebelle 

Le marqueur compte les pas sous ses frappes 

Alors que le danseur courbe l’échine sous les répliques.

Gwo ka musique de passion soulève mes émotions, 

Dérange les bourgeois, irrite les sournois et les hypocrites 

Inspire l’élite culturelle dans la recherche originelle 

D’une musique à la fois rebelle, spirituelle et fraternelle.

(extrait de mon ouvrage HARO, Société des Ecrivains, Août 2008)

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Raison 29 octobre 2009

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Raison 

Je n’ai rien à foutre de votre raison, 

Car la raison n’a pas de raison, 

Je n’ai rien à foutre de votre raison, 

Car je me fie à ma raison, 

Je n’ai rien à foutre de votre raison, 

Car je suis la raison de ma raison, 

Je n’ai rien à foutre de votre raison, 

Car même si vous aviez raison, 

Je n’aurais aucune raison 

De vous donner raison, 

Car votre raison est sans raison, 

Qu’avoir raison pour telle ou telle raison, 

N’est pas une raison,

pour la vraie raison ; 

La raison qui domine toute raison. 

A. VALLUET

(extrait de HARO)

 

 

20 mars 2010

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Haro (Angebert VALLUET)

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Haro: Clameur employée, au moyen âge, pour faire arrêt sur quelqu’un ou sur quelque chose. Haro, c’est le titre qu’ Angebert VALLUET a choisi pour son dernier recueil de poèmes. Son cri du coeur, peut-être, pour faire arrêt sur les souffrances de son ”Ile “et de sa “Terre“.

PRESENTATION DE L’OUVRAGE

Angebert a présenté son livre, le vendredi 25 avril, à la bibliothèque municipale de Deshaies devant une assistance qui sut reprendre en coeur et en communion avec l’auteur, son poétique “haro”. C’est avec un réel plaisir que j’ai accepté, à la demande de l’intéressé, de conduire cette manifestation au cours de laquelle le ton fut donné par un documentaire de RFO présentant l’ouvrage. Complétant ce registre dans un survol poétique, je tentai de résumer sa vie afin d’introduire le débat qui s’ouvrit sur Dieu, traversa l’homme pour s’arrêter enfin sur la Guadeloupe . Un parcours tridimentionnel à travers lequel, l’écrivain grâce à la magie de la poésie, sut passionnément conduire son public.

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VIE DE L’AUTEUR (discours d’introduction)

Angebert VALLUET est originaire de Deshaies mais c’est par la porte de l’hôpital de Pointe à Pitre qu’il entra dans le monde. Le temps de se remettre de son long voyage in vivo et quelques jours plus tard, il franchit dans les bras de Clémence, sa mère, la distance qui le séparait de sa véritable terre natale, la commune de Deshaies d’où il entreprendra son voyage à travers le temps. Imaginons-le quelques mois plus tard en “Kazak” à quatre pattes sur le plancher de Ancelot, son père, aujourd’hui décédé. Puis s’accrochant aux années qui passent nous le retrouvons, usant ses fonds de culottes sur les bancs de l’école de Caféière. L’enfant devenu jeune homme, après le collège, s’engouffrant dans le couloir du temps traversa le lycée de Baimbridge, attiré par une carrière de technicien, avant, hélas, qu’un terrible accident ne faillit lui faire abandonner la course pour de bon. Mais c’était sans compter sur la volonté de l’homme à reprendre coûte que coûte sa route. Il s’installa en Métropole mais changea de trajectoire pour se rapprocher de ceux que les accidents de la vie frappaient au passage. Il devint Cadre hospitalier. Un choix probablement inspiré par son long séjour dans cet univers fait de souffrance, de doute, d’espoir et d’amour.

Mais Angebert dont l’âme juvénile était déjà sensible aux nuances de la vie, s’ouvrit alors pleinement aux tableaux de l’existence donnant ainsi au poète, la matière pour construire son œuvre dont le rayonnement parvint d’abord à l’Académie Européenne Littéraire et Artistique puis à l’académie Française d’Aubenace qui lui offrirent ses premières palmes.

C’est dans les années 90 que nos chemins se croisèrent et aussitôt nous fîmes route ensemble, d’abord, en Messieurs de la ville, sous les arcades de l’AGAP (Association Guadeloupéenne des Amis dela Poésie). Mais peu satisfaits de nous en 1996, nous décidâmes de revenir sur le terrain et d’aller dans les écoles, à la rencontre des tous jeunes pour les sensibiliser à la poésie. C’est ainsi qu’avec d’autres, tels que : Alain Vairac, Maryse Romanos, Cyprienne Carène-Guillaume, Daria Couvin et Armand Chérubin nous nous transformâmes en jardinier de la conscience. A force de ”sanblaj”, le verbe, notre seul outil de jardinage, nous permit de défricher quelques lopins d’espace culturel. Des  graines de poésie y furent semées en nombre et de nombreux germes de petits poètes en herbe s’y levèrent. Dans les écoles primaires de Deshaies et de Pointe-Noire des poèmes furent d’abord créés puis déclamés et des prix distribués. Par notre action, nous prouvions qu’en dépit des nombreuses tentations qui attirent nos jeunes et parfois les détournent de leur route, il était tout de même possible  de les attacher aux liens de la pensée. Ces traits de plume, ténus en apparence, pouvaient être suffisamment ductiles pour aider même quelques uns à filer leur vie dans les labyrinthes, peu sûrs, du  monde. Angebert VALLUET, l’humaniste ne pouvait en être que fier et nous avec lui bien sûr. Avec le temps nous reprîmes chacun notre route nous croisant au hasard des rencontres poétiques

Angebert VALLUET continua à baliser son parcours et « Haro » est un véritable itinéraire qui sillonne tantôt l’espace, tantôt le temps, pour nous entraîner dans l’univers enchanté de sa poésie. Parcours éprouvant pour des âmes sensibles : « Le cœur d’amour pleure toujours, sur les rives infinis des plages désertes ». Parcours d’espoir pour des âmes courages : « Demain sur un autre rivage, comme un présage, ta vie tournera la page » Parcours absurde pour des âmes rebelles : « Il n’y a pas de début, il n’y a pas de fin. Tout est un enchaînement sans fin » Mais croyez-moi, quelque soit nos états d’âme, le voyage vaut le déplacement. Guidé par l’auteur dont la pensée s’impose tout au long de l’ouvrage on entre dans cette randonnée poétique par une ascension : « j’ai marché sur les sentiers déserts de la mort, vers l’au-delà, sans répit, ni remords ». On n’en ressort que par le mot de la fin du poète : « Que ma poésie soit le trouble délicieux dans lequel l’être se confond ».

EXTRAIT

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ACHAT

L’ouvrage est vendu en librairie (Librairie Générale) mais peut également être obtenu  auprès de l’auteur. Il est aussi possible de le commander directement chez son éditeur, via Internet. Il suffit de cliquer sur la Société des Ecrivains  pour accéder au site.

Charles-Henri MARICEL-BALTUS

3 Commentaires Commenter .

  1. sabas christianle 19 mai, 2009 à 0:31 sabas christian écrit: hello ami je constate que tu t’es mis au travail et que tôt ou tard de cette vie qui te semble si délicate…t’en sortiras d’une oeuvre….je veux dire qu’il faille à tous moments se prendre en charge qu’afin de mieux pénétrer ce monde ,à s’y installer , bien dans le temps, en des espaces avenants…. que ça ait valu le coup…que notre quête d’un monde meilleur ne soit plus si vaine et que le non être qui nous habite, nous habille même puisse babiller avec ce sentiment des finis qui nous compresse….en effet il est temps de lutter pour un repos bien mérité à travers ton écriture, tes coups de stylo comme un trait de pinceau, la feuille surchargée de ratures comme à défaire les noeuds qui nous enserre la taille….comme d’une difficulté que dénonce le lkp…car quoi qu’on en dise tous les nègres souffrent d’esclavagisme au pays…et tous ,ils le savent…ami chacun mène sa lutte…tu as choisi ton moyen….cool et paix sur toi et les tiens….
    sabas c
  2. malespinemickaelle 19 mai, 2009 à 14:51 malespinemickael écrit: bravo pour cet ouvrage.. L’extrait ci-dessus “espoir” est très bien écrit ! Félicitations…En espérant que ton recueil de poésie sera le plus largement diffusé.
  3. MALESPINE Nadiale 19 mai, 2009 à 17:45 MALESPINE Nadia écrit: Je te félicite de ta quête d’un monde meilleur. Si nous nous y mettons tous nous garantissons un havre de paix et un souffle d’espoir pour nos enfants.
    Ce “haro” est sans doute ce que nous vivons avec le “slam” des poêtes de rue d’aujourd’hui.
    MN

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Severiano de Hérédia, Le maire « noir » de Paris 26 mars 2012

Classé dans : l'actualite litteraire — valluetangebert @ 12:36
Severiano de Hérédia, Le maire « noir » de Paris  

Un Caribéen noir, Severiano de Heredia, a   été ministre des Travaux publics et président du conseil de Paris sous la 3  République. Ce mulâtre cubain, cousin des deux poètes José-Maria de Heredia,   a été dénigré de son vivant et effacé des mémoires dès son trépas. Un cas   emblématique proposé par les éditions Les Indes savantes, collection Boutique
de l’histoire.

Paul Strade, professeur émérite de   l’université de Paris VIII, a présenté vendredi dernier à l’Assemblée   Nationale son livre, « Sévériano de Hérédia : ce mulâtre cubain que
Paris fit maire et la République ministre », préfacé par la 1re   députée noire de la capitale, Georges Pau-Langevin.

L’auteur a épluché les archives de la   police de Paris, de la Bibliothèque nationale, du Grand orient de France,   ainsi que les archives cubaines afin de rétablir l’histoire. « En
France, seul l’archiviste du Grand orient de France avait remarqué son nom   clinquant et son rang éminent au sein de la hiérarchie maçonnique. Mais il ne   savait pas qu’il était noir. » Severiano de Hérédia a été élu conseiller   municipal du quartier des Ternes en 1873, puis président du conseil de Paris   en 1879 et député de la Seine en 1881. Il devient en 1887, le premier   ministre noir des Travaux publics. Un ministère de plein pouvoir dans le   gouvernement Rouvier. « Severiano de Hérédia était un grand réformiste   social et laïc », résume l’auteur.
  Et pourtant, il reste méconnu pour ne pas   dire inconnu. Son nom ne figure pas sur la liste des personnalités enterrées   au cimetière parisien des Batignolles où il repose, ni dans les dictionnaires   et encyclopédies populaires actuelles. Aucune trace de son nom dans le Paris   d’aujourd’hui ou ailleurs en France. Il n’a d’ailleurs jamais été décoré de   la légion d’Honneur alors même qu’il est le créateur des bibliothèques municipales   à Paris et, à la suite de Victor Hugo et Jules Ferry, président de
l’association Philotechnique. Ce grand républicain classé au cimetière des   oubliettes fait partie de ces Noirs qui ont fait la France. 
Né à la Havane, le 8 novembre 1836, de
deux mulâtres libres, il a été élevé par son parrain, un riche planteur qui   disait de lui : «Je l’aime comme un fils pour lavoir élevé» Il débarque à   Paris en 1845, où il mourra le 9 février 1901 d’une commotion cérébrale.   C’est lui qui géra avec succès les très grands froids de l’hiver 1879-1880   sur la capitale. « C’est un exemple à méditer », s’est émue George   Pau-Langevin qui a offert un exemplaire de l’ouvrage à Bertrand Delanoë, son   lointain successeur. Ce dernier ignorait jusqu’alors qu’un Noir avait occupé   son fauteuil avant lui. L’ambassadeur de la République de Cuba à Paris,   Orlando Requeijo Gual, a été surpris que personne, particulièrement aux   archives, ne connaissent l’existence de Séveriano de Heredia. « Ce n’est   pas possible », lui a-t-on répondu. « C’est pourtant le tournant de   l’histoire, s’exclame le diplomate. C’est d’une actualité   incroyable ! Il est peut être le premier ministre non blanc en   Europe ! Ce livre est un monument surtout pour penser, pour   réfléchir. »
Aujourd’hui, la question des raisons de   cet oubli se pose. Pourquoi ce qui a été possible durant ces années-là ne   l’est plus aujourd’hui ?  Il est l’homme oublié à cause de la couleur de   sa peau ? Et alors qu’il a été porté par la 3e République, il est   parti sans les honneurs réservés à ses meilleurs citoyens. C’est une   profanation de l’identité nationale. » Navrant destin pour Heredia qui   devrait faire partie du récit national.

3 questions à Paul   Strade, auteur

« Lambassadeur dHaïti était son   ami »

Quel est l’objet de votre livre ?

J’ai voulu montrer, c’est un travail   d’historien, que notre Sévériano de Hérédia était véritablement un homme   supérieur, indépendamment de toute autre considération.

En quoi cet homme est-il   emblématique ?

Dès que j’ai mis le nez dans la   documentation le concernant, je me suis aperçu de la modernité de sa pensée   et surtout de son insertion possible dans les débats actuels. Mais je pense   que les mentalités françaises n’ont pas évolué aussi vite que le monde et,   par conséquent, il reste encore des relents enfouis, et parfois   malheureusement exprimés, d’une pensée colonialiste .

Comment se fait-il qu’il ne figure pas sur   la liste des personnalités du cimetière des Batignolles ?

C’est extrêmement surprenant et il faut   continuer les recherches. Une chose est certaine, il a eu des obsèques   magnifiques avec cinq orateurs donc un futur président de la République, le   président du Sénat et chose tout à fait extraordinaire, le corps diplomatique   étranger était représenté par Haïti. C’est la seule fois où Haïti a   représenté le corps diplomatique mondial. L’ambassadeur d’Haïti était un ami   de Severiano, c’est-à-dire qu’on avait perçu au moment de sa mort sa   dimension africaine. La presse a rendu compte de ces obsèques très   solennelles comme un fait divers. Son étoile avait pali, il n’était plus   rien. Il avait été quelque chose, et là, il y avait eu la conquête de   l’Afrique… Tout Français doit se pencher sur son histoire en examinant les  recoins qui peuvent être honteux ou simplement incompris.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence de presse GHM)

 

 

La Constitution 1 février 2012

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

Qu’est-ce qu’une constitution ?

 

La constitution est un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes institutions composant l’État et qui organise leurs relations. Elle peut a comporter également une charte des droits fondamentaux. Une constitution écrite est généralement organisée en plusieurs parties appelées Titres, eux-mêmes divisés en articles et alinéas. Quelle que soit sa présentation et son contenu, la constitution est considérée comme la règle la plus élevée de l’ordre juridique de chaque pays.

 

Certains États, comme le Royaume-Uni, n’ont pas de Constitution écrite ; c’est la coutume qui prévaut pour organiser les relations entre les institutions. D’autres, comme les États-Unis, ont une constitution qui se présente sous la forme d’un texte unique, comportant à la fois la liste des droits fondamentaux reconnus aux citoyens et la définition des différents pouvoirs.

 

À la différence des États-Unis, qui disposent de la même constitution depuis 1787, la France a connu des constitutions très différentes dans leur contenu et dans leur présentation. Ainsi, la première, élaborée en 1791, définissait à la fois les droits fondamentaux, énoncés dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et les différents organes de l’État. La IIIe République, instituée en 1875 par trois lois constitutionnelles, ne comportait aucune référence aux droits fondamentaux. La Constitution de la Ve République, quant à elle, comporte un préambule proclamant l’attachement du peuple français aux droits de l’homme et au principe de Souveraineté nationale. La Déclaration de 1789 et le préambule de 1946 lui ont été associés et ont acquis, en 1971, une valeur constitutionnelle. En 2005, le préambule s’est enrichi des droits et devoirs, définis dans la Charte de l’environnement, adoptée en 2004 par le Parlement.Parlement Organe collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat..

 

 

Sénatoriales 2011                    

Des élections sénatoriales le 25 septembre 2011

 

Paris 6e. Le Sénat. La salle des séances. La Documentation française, Photo : François Le Diascorn

Le 25 septembre 2011, des élections sénatoriales sont organisées pour renouveler la moitié des sièges de sénateurs.

Le Sénat constitue, avec l’Assemblée nationale, le Parlement.

En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. français. Pourtant, les élections sénatoriales sont souvent moins médiatisées que les élections législatives. Trois raisons peuvent expliquer cette relative désaffection :

  • l’ensemble des citoyens n’est pas convoqué pour voter. En effet, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, c’est-à-dire par un collège de grands électeurs (conseillers généraux, conseillers régionaux, députés, conseillers municipaux), eux-mêmes élus au suffrage universel direct.
  • le Sénat ne peut pas mettre en cause la responsabilité du gouvernement (Gouvernement Organe collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale). et, dans le processus législatif, il n’a pas le dernier mot face à l’Assemblée nationale. En conséquence, la nomination d’un Premier ministre se fait en fonction de la majorité politique de l’Assemblée nationale et non pas en fonction de la majorité sénatoriale.
  • enfin, depuis 1958, le Sénat conserve la même majorité. De récents succès électoraux de la gauche parlementaire aux scrutins locaux peuvent cependant laisser entrevoir des changements à courte ou moyenne échéance.

Qu’est-ce qu’un sénateur ?

Un sénateur est un parlementaire qui représente les collectivités territoriales.

Le sénateur a les mêmes pouvoirs législatifs qu’un député, sauf celui du dernier mot en cas de désaccord entre les deux assemblées. Certaines lois particulières nécessitent cependant l’accord du Sénat (lois constitutionnelles et lois organiques concernant le Sénat). En matière de contrôle, le sénateur dispose des mêmes pouvoirs que le député, mais ne peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure.

Combien y a-t-il de sénateurs ?

L’article 24 de la Constitution précise que le nombre de sénateurs ne peut excéder 348.

Afin de tenir compte des évolutions démographiques, le nombre de sénateurs a progressivement augmenté depuis 2004, passant de 321 à 331 au renouvellement de 2004, 343 à celui de 2008, pour atteindre finalement 348 membres en 2011.

Qui vote aux élections sénatoriales ?

Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect. Le collège électoral est constitué de grands électeurs élus au suffrage universel direct. Il est composé :

  • de l’ensemble des conseillers généraux,
  • des conseillers régionaux,
  • des députés,
  • de conseillers municipaux et de délégués des conseils municipaux.

Les sénateurs représentant les Français établis hors de France sont élus par les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Qui peut-être élu sénateur ?

Pour être élu sénateur, il faut respecter les conditions suivantes :

  • être âgé d’au moins 24 ans (l’âge d’éligibilité a été modifié par la loi du 14 avril 2011. Jusqu’alors, il fallait être âge de 30 ans)
  • avoir satisfait aux obligations du service national
  • disposer de la capacité civile (ne pas être sous tutelle ou curatelle)
  • ne pas être frappé d’une condamnation empêchant de s’inscrire sur une liste électorale ou de se porter candidat à une élection.

En outre, il est interdit à certains hauts fonctionnaires de se présenter dans un département du ressort territorial de leur compétence pendant qu’ils exercent leurs fonctions et pendant une durée de deux ans maximum après la fin de leurs fonctions (préfets, sous-préfets, …).

Quel est le mode de scrutin ?

Les sénateurs sont élus selon deux modes de scrutin.

Depuis la réforme du 30 juillet 2003, le scrutin uninominal majoritaire à deux tours est utilisé dans les circonscriptions où sont élus 3 sénateurs ou moins. Au premier tour, organisé le matin de l’élection, est élu, comme pour les législatives, le candidat ayant obtenu la majorité absolue (Plus de la moitié des suffrages exprimés) des suffrages exprimés et représentant au moins 25 % des inscrits. En cas de ballottage, le second tour est organisé l’après-midi, chacun pouvant maintenir sa candidature. Celui qui emporte le plus de voix gagne l’élection. En cas d’égalité, le plus âgé est élu.

Dans les départements où sont élus au moins 4 sénateurs, c’est le scrutin proportionnel qui s’applique. Les candidats se regroupent sur des listes comportant autant de noms que de sièges à pourvoir, plus deux, avec une alternance homme / femme. Les listes sont bloquées et les électeurs ne peuvent pas panacher. Les sièges sont répartis entre les listes selon les voix obtenues.

Quand ont lieu les élections sénatoriales ?

Le sénateurs sont élus pour un mandat (Mandat est la durée d’exercice d’une fonction élective de six ans) et le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. Il y a donc des élections sénatoriales tous les trois ans.

Jusqu’en 2004, le mandat des sénateurs était de neuf ans et le Sénat était renouvelé par tiers tous les trois ans.

En 2011, les élections sénatoriales sont organisées le 25 septembre.

Quels sont les sièges renouvelables en 2011 ?

En 2011, le Sénat est renouvelé pour moitié et le renouvellement concerne la série 1, soit 44 circonscriptions. 170 sièges sont à pourvoir dont 112 sénateurs élus à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne et 58 au scrutin majoritaire à deux tours dont la Guadeloupe.

Qu’est-ce que le Sénat ?

Le Sénat constitue avec l’Assemblée nationale le Parlement. A ce titre, il détient le pouvoir législatif, vote la loi et contrôle le gouvernement. Représentant les collectivités territoriales, le Sénat examine, avant l’Assemblée nationale, les projets de loi ayant pour principal objet l’organisation des collectivités territoriales.

Le Président du Sénat est le deuxième personnage de l’Etat. En cas de démission ou de décès du président de la République, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim jusqu’à la tenue d’élections présidentielles anticipées.

Depuis 2000, les partis doivent, sous peine de sanctions financières, présenter à parité des hommes et des femmes aux élections législatives et sénatoriales. Les listes pour les sénateurs élus à la proportionnelle doivent respecter l’alternance homme / femme.

Pour préserver l’indépendance juridique et matérielle des parlementaires, la Constitution a prévu qu’ils bénéficient de protections (les immunités) et d’une indemnité.

• Les immunités sont l’irresponsabilité et l’inviolabilité. (art. 26 de la Constitution). L’irresponsabilité couvre les actes des parlementaires dans l’exercice de leur mandat. Il ne peut être poursuivi pour ses propos en séance ou en commission, ses propositions de loi, ses amendements, ses rapports ou pour les actes accomplis en mission. Rien ne peut lever cette immunité et le parlementaire ne peut y renoncer. Elle s’exerce même hors session et après son mandat. Elle interdit toute poursuite judiciaire. Les règlements des assemblées prévoient cependant des mesures disciplinaires en cas de violation de certaines règles. L’inviolabilité aménage l’application des actions pénales, pour que des poursuites visant des actes accomplis par les parlementaires en tant que simples citoyens n’entravent pas injustement leur mandat.

Cette immunité a été assouplie par la réforme constitutionnelle du 4 août 1995. Tout parlementaire peut désormais être poursuivi et mis en examen, mais le Bureau de son assemblée doit autoriser toute mesure privative de liberté (détention provisoire c’est-à-dire de placement en prison d’une personne mise en examen pour crime ou délit puni d’au moins 3 ans d’emprisonnement., garde à vue, contrôle judiciaire), sauf en cas de flagrant délit de crime ou délit et de condamnation définitive. Le parlementaire ne peut renoncer à cette immunité personnelle, qui est limitée à la durée du mandat.

• Le parlementaire bénéficie d’une indemnité au montant plafonné et fixé par l’ordonnance portant loi organique (Loi organique, Catégorie de lois, prévues par la Constitution, dont l’objet est de préciser les conditions d’application de la Constitution)  du 13 décembre 1958, en fonction de la plus haute rémunération de la fonction publique. Au 1er octobre 2008, elle s’élevait à 7 064,84 euros bruts mensuels, soit 5 261,01 euros nets pour un député et 5 458,44 pour un sénateur. À cela s’ajoute une « indemnité représentative de frais de mandat », location de permanence, frais de voiture (un parlementaire pour être en contact avec ses électeurs et pour répondre aux obligations de son mandat est en permanence sur les routes de sa circonscription), frais de réception… d’un montant mensuel net de 5 884,91 euros pour un député et de 6 209,13 euros pour un sénateur. Enfin, il dispose également d’un crédit destiné à rémunérer ses collaborateurs (entre une et cinq personnes) d’un montant mensuel de 9 093 euros pour un député et de 7 203,78 euros pour un sénateur.

Qu’est-ce qu’une commission parlementaire ?

Les commissions répondent au besoin d’étudier en formation réduite les textes avant la séance publique et de contrôler un secteur particulier.

• Les commissions permanentes sont au nombre de huit au maximum par assemblée depuis la révision constitutionnelle de juillet 2008. Elles sont composées de membres désignés à la proportionnelle des groupes parlementaires, un parlementaire ne pouvant appartenir qu’à une seule commission. Elles sont chacune compétentes dans un domaine précisément défini. Sauf commission spéciale, les projets et propositions de loi leur sont renvoyés. La commission désigne un rapporteur, effectue des auditions, adopte un rapport et des amendements (modifications). Les commissions des Finances et celles chargées des Affaires sociales ont des pouvoirs particuliers liés au suivi de l’exécution des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale.

• Une commission spéciale, composée à la proportionnelle des groupes (70 membres à l’Assemblée, 37 au Sénat), peut être créée à l’initiative du Gouvernement ou de chaque assemblée pour l’examen d’un texte particulier. La Constitution de 1958 en avait fait le mode général d’examen des lois, mais leur recours fut exceptionnel, compte tenu de la nécessité d’un suivi permanent.

• Outre les commissions d’enquête et la commission mixte paritaire, il existe des commissions aux missions particulières : examen des demandes de mesures privatives de liberté, commission chargée d’apurer les comptes de chaque assemblée.

• Par ailleurs, des lois ont créé des délégations parlementaires sans pouvoir législatif, mais chargées de suivre un secteur particulier. La révision constitutionnelle de juillet 2008 et la loi du 15 juin 2009 les ont réorganisées. Ainsi ne subsistent que la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes au sein de chacune des assemblées et la délégation au renseignement, commune à l’Assemblée et au Sénat. La révision de 2008 a conduit à la création d’une commission chargée des Affaires européennes au sein de chaque assemblée à la place de la délégation pour l’Union européenne. Par ailleurs, il existe deux délégations sénatoriales (aux collectivités et à la décentralisation(Décentralisation, processus consistant pour l’Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes), à la prospective qui ont été créées en avril 2009.

Enfin, trois Offices parlementaires étaient chargés d’une mission d’expertise et d’information dans les domaines des choix scientifiques et technologiques, de la législation et des politiques de santé. Instances d’évaluation communes aux deux assemblées, elles étaient composées d’un nombre égal de députés et de sénateurs. Mais la loi du 15 juin 2009 a supprimé l’Office d’évaluation de la législation et celui sur l’évaluation des politiques de santé.

Quel est le rôle des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ?

Une assemblée qui se réunit élit d’abord celui qui conduira ses travaux. Ainsi, la Constitution prévoit l’élection du président de l’Assemblée nationale au début de la législature (Législature est la durée du mandat des députés de l’Assemblée nationale), pour sa durée, et de celui du Sénat après chaque renouvellement partiel, pour trois ans. Le scrutin est secret.

• D’après la Constitution, les présidents des assemblées sont consultés par le président de la République avant une dissolution (Dissolution est un acte par lequel le Chef de l’Etat met fin par anticipation au mandat de l’ensemble des membres d’une assemblée parlementaire ou la mise en œuvre de l’article 16 (pouvoirs de crise).

Ils peuvent saisir le Conseil constitutionnel sur la compatibilité d’une loi, d’un traité ou d’un accord, avec la Constitution, ou sur le caractère législatif d’une proposition de loi (Proposition de loi est un Projet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires) ou d’un amendement.

Depuis la révision de juillet 2008, ils peuvent soumettre pour avis au Conseil d’État, avant son examen en commission, une proposition de loi déposée par un de leurs membres, sauf si celui-ci s’y oppose (art. 39). Par ailleurs, dans le cadre de la Conférence des présidents, ils peuvent s’opposer à l’examen d’un projet de loi (Projet de loi est un texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement) si la Conférence estime qu’il ne répond pas aux critères de présentation définis par la loi organique du 15 avril 2009.

Ils nomment chacun trois membres du Conseil constitutionnel, deux membres du Conseil supérieur de la magistrature. Le président du Sénat assure l’intérim du président de la République. Celui de l’Assemblée préside le Congrès (réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat).

• En vertu d’autres textes, ils nomment chacun trois membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel, ainsi que des personnalités ou des parlementaires dans un grand nombre d’organismes. Ils peuvent saisir la Cour de discipline budgétaire et financière, le Comité consultatif national d’éthique ou le Conseil supérieur de l’audiovisuel, et transmettre au Médiateur de la République une pétition.

• Outre ces fonctions, le président participe à l’organisation des travaux de son assemblée et en dirige les débats. Il joue ce rôle le plus souvent de manière collégiale avec les autres membres du Bureau et les présidents de groupes et de commissions. Il veille à la sûreté de l’assemblée et a aussi une fonction de représentation à l’extérieur.

 

Angebert VALLUET

Le 20 septembre 2011

(Source de la documentation le Dila)

 

 

Un projet pour soutenir la diffusion culturelle et artistique sur le Nord Basse-Terre

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

Pour ce faire, le maillage de l’offre culturelle à l’échelle du Pays Nord Basse-Terre reste une priorité pour notre territoire rural et mise en place d’une programmation culturelle annuelle (spectacle, expositions, rencontres, stages …) une nécessité.

 Nous devons poursuivre les objectifs suivants :

 Mobiliser les collectivités locales et mettre en place des saisons culturelles au sein des collectivités, Identifier les actions pilotes à développer sur l’ensemble du territoire Nord Basse-Terre

Associer collectivités et acteurs culturels sur des objectifs concertés,

Accompagner financièrement l’effort porté par l’intercommunalités dans cette démarche

Labelliser l’offre culturelle :

La conception du contenu et la mise en oeuvre de cette programmation culturelle sera réalisée en association avec un ou des acteurs culturels missionnés à cet effet.

Organiser les saisons culturelles :

Le Pays Nord Basse-Terre doit s’engager à mobiliser les partenaires afin de soutenir financièrement les collectivités qui font le choix de s’engager pour organiser des saisons culturelles. Ceci pourra aussi donner lieu à des projets spécifiques de diffusion itinérante.

Nous devons veiller à la qualité artistique culturelle des projets pensés dans la durée sur des critères suivants :

Pluridisciplinarité des programmations ;

            Mixité des publics cibles ;

            Travail sur l’année, au-delà d’un événementiel ;

            Cohérence de la couverture territoriale de la programmation ;

            Professionnalisme attesté ;

            Supports de communication de qualité

Nous devons concevoir qu’une salle de diffusion artistique, que ce soit de spectacle vivant ou d’arts plastiques ou autre, comme un lieu agréable, confortable et adapté, plus un projet artistique en cohérence avec notre territoire et la population visés, plus une équipe de professionnels réunissant des compétences artistiques, administratives et techniques requises.

 A la tête de chaque équipement, un directeur établira la programmation, le planning d’utilisation de l’espace, coordonnera toutes les actions et présentera à chaque début de saison un projet artistique et culturel. On peut envisager un poste mutualisé de technicien sur plusieurs sites.

 Les objectifs :

 - Valoriser la spécificité artistique de ces lieux (théâtre, conte, livre et lecture…)

- Favoriser les animations annuelles autour du livre

- Mettre en réseau ces lieux autour de projets communs et pluridisciplinaire

- Participer à leur professionnalisation pour une diffusion de proximité

- Créer des synergie avec le Pôle Culturel du Lamentin

 

les actions

 Saisons culturelles de spectacles avec prolongements (stages, résidences…) sur les lieux identifiés.

Mise en réseau et valorisation de ces lieux (formations, communication, signalétique…)

Soutien à une mission territoriale du Pôle Culturel (co-productions de spectacles avec réseau de lieux…)

Critères à retenir : réalisation d’objectifs à 3 ans, perspectives de pérennisation du projet au-delà de l’accompagnement du Pays Nord Basse-Terre, intervenants professionnels, des spectacles professionnels accueillis, une gestion professionnelle des activités (administrateur salarié), ou un plan de formation des bénévoles (promotion, administration, gestion…), capacité à nouer des partenariats effectifs avec des structures professionnelles sur la mise en place des évènements Pôle Culturel, Scène Nationale et le Centre des Arts…)

 La structuration du Pôle Culturel au Lamentin permettra au territoire de disposer d’un équipement professionnel d’envergure et jouera un rôle déterminant dans l’irrigation culturelle du Pays Nord Basse-Terre.

 Le Pôle Culturel a vocation à réaliser un certain nombre d’ambitions culturelles fixées par le Pays Nord Basse-Terre. Il sera l’opérateur principal d’un certain nombre d’axes du projet culturel, notamment dans la diffusion, la formation et le domaine musical. Afin de permettre au territoire de « respirer » et à développer le lien avec les associations qui ont fait et font la vie culturelle du territoire, toutes les actions menées « hors les murs » devront être menées en partenariat avec des relais locaux.

 

Les objectifs sont :

- Valoriser la spécificité artistique de ces lieux du Pôle

- Participer à l’irrigation du territoire

-Participer à leur professionnalisation pour une diffusion de proximité

les actions

Le Pôle Culturel du Lamentin pourra jouer le rôle de tête de réseau :

- dans sa salle de spectacle, une programmation professionnelle pluridisciplinaire pour le public local, avec possibilité d’accueil de productions locales.

- hors les murs, une programmation et des co-productions avec les programmateurs locaux identifiés.

Nous devons ambitionner de créer des synergies entre Culture, Patrimoine et Tourisme :

Ceci fait partie des enjeux qui ont été évoqués à plusieurs reprises, dans les réunions de la commission. La mise en oeuvre de projets concrets doit donner conscience de la place de la culture dans l’économie touristique. Une concertation et des rencontres entre acteurs culturels et du tourisme seront nécessaires pour élaborer conjointement des projets communs et profiter des apports mutuels.

 Il s’agira donc de :

 - s’appuyer sur les évènements proposés par les offices de tourisme en communiquant de manière plus incitative vers les populations locales (circuits, week-ends à thème…)

- favoriser le développement du tourisme en s’appuyant sur des propositions culturelles de qualité susceptibles de fixer les touristes sur le territoire (festivals, stages…)

Par ailleurs, le patrimoine, interface des secteurs touristique et culturel, sera une priorité dans cet axe de travail. Les saisons annuelles de spectacles dans des lieux emblématiques (repérer tous les lieux possibles sur l’ensemble du territoire) devront voir le jour.

 Les nouveaux projets devront s’inspirer de la réflexion qui s’ouvrira entre ces deux secteurs. Ces actions à la fois touristiques et culturelles (circuits culturels, évènements-phare, mise en réseau des sites) permettront de pérenniser l’activité de ces sites de manière plus cohérente.

 

Les objectifs :

- Lier patrimoine / culture / tourisme sur des projets communs

- Valoriser l’image du territoire

- Développer le dynamisme, la fréquentation et l’économie des sites patrimoniaux

les actions :

- Animation artistique de lieux emblématiques du Pays Nord Basse-Terre sous forme de saisons culturelles et de circuits

- Conception de circuits touristiques et culturels à thème sur les lieux patrimoniaux

- Actions collectives sur les sites patrimoniaux (manifestation « Journées des Arts et du Patrimoine »,

animation des sentiers avec le Parc National de la Guadeloupe)

- Mise en réseau des sites emblématiques du territoire et édition d’une brochure

Notre projet consistera aussi à créer des synergies entre culture, enseignement, jeunesse

 

Contexte :

- Variété et inégalité des propositions artistiques en direction des écoles ou quasi inexistantes

- Pas d’accompagnement autour de l’accueil d’un spectacle

- Nécessaire ouverture de notre territoire rural aux autres et à d’autres réalités

- Des expériences pilotes dans le domaine des pratiques artistiques dans les collèges initier (projet d’animation radio, ou TV….)

Les objectifs poursuivis :

 

- Favoriser la rencontre du jeune public avec les oeuvres d’art

- Associer des écoles sur un projet artistique complet

- Développer et dynamiser l’enseignement musical

- Développer une offre nouvelle de qualité complémentaire aux enseignements existants grâce au Pôle Culturel du Lamentin

- Développer des projets entre structures jeunesse et structures artistiques

- Développer les échanges culturels avec d’autres territoires

les Actions à mener :

 

Médiation culturelle et actions pédagogiques

Projets de médiation culturelle autour d’un spectacle décentralisé accompagné d’ateliers de pratique artistique et de rencontre d’artistes au sein des écoles et des structures jeunesse.

 Développement des pratiques musicales

 - Mise en place d’actions de sensibilisation à la musique (traditionnelle, jazz, contemporaine…) dans les écoles de musique avec l’intervention du Pôle Culturel du Lamentin

- Développement d’enseignements spécialisés sur le territoire

 

développement des échanges artistiques

- Des projets de coopération à thématique culturelle et artistique entre les collèges, les écoles et les structures jeunesse. Ceci pourra faire l’objet d’un appel à projet lancé par le Pays Nord Basse-Terre

La communication est la clé de voûte dans la réussite de notre projet :

Mettre en place un dispositif de communication

 Contexte

- Mauvaise connaissance et de reconnaissance des initiatives culturelles en milieu rural

- Manque de communication externe et dans les sphères professionnelles

 

Les Objectifs à atteindre :

- Développer l’attractivité du territoire et l’image de la politique culturelle du territoire

- Faire reconnaître les projets des acteurs culturels locaux

- Développer la qualité et l’émulation des projets

  

les Actions à mettre en œuvre :

 - Développement d’outils de communication culturelle (guides, site Internet, relations publiques…) à destination des publics, des acteurs culturels, des élus et des partenaires.

Disposer d’un personnel opérationnel et compétent :

 

Professionnaliser un réseau d’acteurs et de lieux

 Contexte

 - Le manque de lieux professionnels équipés a favorisé la mise en place d’évènements itinérants et la location de matériel pour équiper les lieux.

- Un réseau d’acteurs culturels encore mal structuré

- Des bénévoles volontaires mais en manque de compétences techniques

 

Les objectifs que nous nous fixons :

 

- Équiper le territoire

- Améliorer les conditions de représentation des oeuvres

- Permettre aux acteurs locaux d’avoir accès à des outils de création et de diffusion

- Favoriser l’harmonisation des programmations

- Mutualiser l’information et renforcer les compétences

 

Des actions à initier :

 - Recenser les besoins des organisateurs de manifestations, et les ressources mobilisables

-Mettre en place un service technique (matériel et techniciens) au sein du Pôle culturel du Nord Basse-Terre

- Mettre en place des formations collectives en faveur des acteurs culturels

LE 07 DECEMBRE 2010

ANGEBERT VALLUET

 

 

L’économie et l’homme en Guadeloupe

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

Catastrophe irréversible ou possibilité d’une autre Guadeloupe ?

 

Tel était le thème de la rencontre organisée par le Kolèktif pou sové Gwadeloup le 05 juin 2011 à la médiathèque du Lamentin

 Quand je lis l’intitulé de la rencontre, je pense qu’il convient d’aborder le sujet de l’économie de la Guadeloupe au niveau micro, c’est-à-dire, étudier le comportement individuel des agents économiques, étant entendu qu’un agent économique désigne toute personne morale et physique qui participe à une activité de consommation, de production ou d’épargne.

Je crois que les politiques ne peuvent pas décider seuls, les économistes guadeloupéens ont un rôle nouveau et prépondérant à jouer dans l’analyse, l’amélioration et la résorption des dysfonctionnements économiques et sociaux en lien avec les politiques. Cette méthode ne peut s’appliquer de façon empirique, sans concertation et partage avec la population.

Il faudra certainement affiner l’idée, mais je crois qu’il est aussi nécessaire de répondre à un certain nombre de questions :

-          Comment augmenter la richesse de notre pays ?

-          Comment faire évoluer la production ?

-          Qui produit ? Quoi produire ? Comment ? ……

-          Comment les ressources naturelles interviennent dans notre économie ? …..

 A mon sens, l’économie est une science qui s’intéresse aussi à la façon dont les ressources naturelles sont employés pour satisfaire les besoins des hommes, des femmes et des enfants de notre pays guadeloupe. D’ailleurs en découle le concept du développement durable.

-          D’une part aux opérations essentielles que sont la PRODUCTION, la DISTRIBUTION et la CONSOMMATION des biens.

 -          D’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations.

 OUI !

il est possible de sové la Gwadeloup mais pour autant que nous adoptons et développons d’autres comportements, d’autres réflexes, d’autres stratégies cours, moyens et long terme dans un climat de confiance et apaisé telles que :

-          Promouvoir une économie régionale performante (quel projet économique ?)

-          Conforter l’attractivité du territoire

-          La maîtrise foncière

-          Mettre en œuvre des formations répondant aux besoins du marché (quel projet social ?)

-          Promouvoir notre identité, l’identité du territoire (quel projet culturel ?)

 Bien entendu, la réflexion n’est pas aboutie et je n’ai pas la prétention de dire c’est la bonne direction, mais simplement de partager avec vous sur un sujet qui doit nous interroger tous.

 SI LA GWADELOUP SE TAN NOU, NOU DWET POTE MANNEV POU NOU MENM !

 Le 14 juillet 2011                   A. VALLUET

 

 

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

Mesdames
et messieurs,

Sans désemparer, le thème de la fête «le citoyen au cœur de la cité» nous
conduit à une réflexion non aboutie sur la citoyenneté. En effet, il n’y a pas
un jour sans un fait qui nous interpelle à ce sujet. Nous voulons développer la
citoyenneté dans notre cité afin de préserver la démocratie ! Ce qui est devenu
aujourd’hui indispensable, c’est le fondement, la base, le socle, la pierre
angulaire de notre capacité collective à partager et à vivre ensemble.

Comment définir la citoyenneté ?

Quels rôles un citoyen peut-il jouer dans la société ?

Quelles sont les valeurs attachées à la citoyenneté ?

Pourquoi la citoyenneté est-elle toujours en construction ?

Bref…, ce sont autant de points d’interrogation qui doivent nourrir nos réflexions.

Nous sommes bien conscients que l’esprit d’apprentissage de la citoyenneté se construit dès le plus jeune âge et demande à admettre le tâtonnement
expérimental pour accéder aux concepts de société que nous voulions. Il y va de la responsabilité de chacun d’entre nous d’apprendre aux jeunes de
notre cité à s’approprier des conduites sociales.

La citoyenneté est donc, le lien social établi entre chaque personne vivant dans la cité et c’est à la collectivité d’exercer un ensemble de droits politiques attachés à
cette qualité.

Juridiquement, tout citoyen français jouit de droits civils et politiques et s’acquitte d’obligations envers la société. Mais la citoyenneté ne se définit pas uniquement d’un point de vue juridique. Elle se définit aussi aujourd’hui, par notre implication, comme une participation active à la vie de la cité.
C’est là, la volonté d’associer la population à la prise de décision. Cette volonté se manifeste à travers nos rencontres, nos réunions d’information, nos réunions de quartier, nos enquêtes sur le terrain, nos forums….

Un citoyen actif a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout son sens avec l’exercice de ses droits. Les citoyens Deshaiesiens doivent, de façon quotidienne, jouer un rôle important dans leur commune en s’impliquant d’avantage afin de tenter de faire évoluer la société dans laquelle ils vivent, de venir en aide aux autres ou encore d’influencer la politique de sa ville. Ensemble, nous devons lier l’action locale à une vision et une dimension globales afin d’apprendre à nous enrichir de nos diversités
pour découvrir nos ressemblances.

De même, l’attitude individuelle des citoyens est importante, les comportements de civisme (politesse, respect des biens publics, de l’environnement…) comptent
pour beaucoup dans le caractère apaisé d’une société et singulièrement la nôtre.

Selon la conception du philosophe Ernest Renan, «une nation est un « plébiscite de tous les jours », c’est-à-dire que la volonté de vivre ensemble doit être sans cesse renouvelée. De ce point de vue, la citoyenneté, n’est jamais acquise : elle se construit tous les jours. Cette citoyenneté en construction permanente est un élément important d’intégration dans la cité et du mieux vivre ensemble.

Aussi, le citoyen dispose de différends types de droits : des droits civils et des libertés essentielles mais il doit aussi remplir des obligations :
respecter les lois, participer à la dépense publique en payant ses impôts, s’informer, participer à la vie de sa commune, respecter la liberté d’autrui….

Notons, les devoirs d’un citoyen envers les autres sont de deux natures : juridique et morale.

Chaque citoyen doit d’abord respecter les droits des autres, qui sont identiques aux siens. Ainsi, un citoyen a droit au respect de sa vie privée et doit scrupuleusement
respecter celle des autres. Mais les devoirs des citoyens les uns envers les autres ne se limitent pas à des obligations juridiques et doivent être complétés par une dimension morale.

En effet, il doit « vivre en citoyen » en faisant preuve de civisme et de civilité.  L’attitude des citoyens les uns envers les autres est primordiale pour rendre supportable
la vie en société. La politesse, le respect, la capacité à venir en aide à une personne en difficulté sont des éléments capitaux pour une citoyenneté vécue au quotidien.

Les manquements à ces règles élémentaires de vie en commun affaiblissent la notion de citoyenneté et affiche une mauvaise image de nous-mêmes. Par ailleurs, l’émergence de nouvelles citoyennetés, locale, européenne, voire mondiale, nourrit la réflexion et participe à la remise en cause de la définition de la citoyenneté notamment liée à la nationalité. En ce moment les polémiques et les débats s’alternent sur le plan national et les représentants de la nation française que sont Mme le Député et M. le Sénateur ne vont pas me démentir. Mesdames, Messieurs, mes chers compatriotes, Les réalités auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui nous conduit à une redéfinition de la notion de citoyenneté et de sa portée. C’est ainsi un nouveau type de droits semble se développer. Ils sont fondés sur la responsabilité
de l’humanité envers les générations futures et impliquent l’existence d’une solidarité internationale. Il s’agit par exemple du droit à un environnement sain, sans pollution à léguer à nos enfants. En guise de conclusion, je dirais pour affronter la plupart des grandes questions de notre société, il faut être capable de responsabilité collective afin d’élaborer de nouveaux savoirs à plusieurs, on pourrait parler d’apprentissage collectif afin de tenter de redresser un peu le déséquilibre actuel et établir un climat vivable dans notre pays Guadeloupe.

A VALLUET

 

 

discours fête patronale de Pointe Noire 15 août 2011

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

Monsieur le représentant de l’Etat

Monsieur le Président du CG

MONSIEUR LE MAIRE,

MESDAMES ET MESSIEURS LES INVITES,

MESDAMES ET MESSIEURS en vos grades et qualités,

MONSIEUR LE MAIRE,

C’est avec une grande joie que je me retrouve dans votre commune de Pointe-Noire pour saluer chaleureusement les Pointe-Noiriennes et les Pointe-Noiriens au nom du Député-Maire de Deshaies et de sa municipalité.

Pointe-Noire et Deshaies, c’est une longue histoire à écrire et des liens historiques solides qui ont été tissés à travers le temps.

Preuve de ce rapprochement, Pointe-Noire constitue aujourd’hui avec Deshaies, Sainte-Rose, Lamentin et Petit-Bourg la Communauté d’Agglomération du Nord Basse-Terre pour rechercher ensemble les moyens de notre développement.

MONSIEUR  LE MAIRE,

MESDAMES ET MESSIEURS,

Dans cette région, nous savons prendre nos responsabilités et nous n’avons pas attendu les injonctions du Préfet pour nous rencontrer et nous lancer dans une démarche d’intercommunalité à la grande satisfaction de nos populations qui reconnaissent aujourd’hui la faculté d’anticipation de ses élus.

MONSIEUR LE MAIRE,

Votre Fête Patronale, édition 2011 est placée sous le signe de « Construire Pointe-Noire dans la Fraternité et la Solidarité ».

Construire une Ville, voilà un projet mobilisateur pour une population, il s’agit d’abord de « jouer » collectif, de penser à l’intérêt général, de réfléchir au développement, comment aménager et animer le territoire, comment faire vivre la cohésion sociale dans la cité et comment exploiter au mieux les richesses et les potentialités pour préparer l’avenir des nouvelles générations.

Construire Pointe-Noire, c’est donc une ambition vaste MONSIEUR LE MAIRE, à laquelle vous avez raison d’y associer deux notions fortes : la Fraternité et la Solidarité pour donner du sens et de la pertinence aux projets communaux.

La Fraternité est d’autant plus nécessaire que nous nous trouvons dans une société fragilisée par un taux élevé de chômage qui facilite en grande partie la montée des incivilités, de la délinquance, et de la violence de façon générale en Guadeloupe et ailleurs.

La Solidarité à exercer en particulier en direction des plus défavorisés pour assurer la cohésion sociale et développer les liens intergénérationnels afin de préserver la communauté, la famille, l’individu des effets pervers de la société de consommation à outrance dans laquelle nous vivons.

MONSIEUR LE MAIRE,

MESDAMES ET MESSIEURS LES INVITES,

Aujourd’hui, c’est jour de Fête et Monsieur le Maire en bon guadeloupéen a bien voulu attendre la dernière étape de la 61ème édition du Tour Cycliste International de la Guadeloupe qui a vu la victoire d’un fils du pays, que dis-je d’un fils de Pointe-Noire, BORIS CARENE pour célébrer votre fête patronale.

Pointe-Noire n’est pas seulement la capitale du BOIS, mais par la victoire de BORIS CARENE au Tour de Guadeloupe, Pointe-Noire démontre à la face du pays qu’elle est également une Ville de Grands Champions.

Bonne fête à toutes et à tous dans la paix, la fraternité et la solidarité !

Je vous remercie de votre attention !

Le 14 août 2011 A. VALLUET fête patronale de Pointe-Noire

 

 

15 juillet 2011

Classé dans : Mon journal politique — valluetangebert @ 12:36

L’économie et l’homme en Guadeloupe

Catastrophe irréversible ou possibilité d’une autre Guadeloupe ?

 

Tel était le thème de la rencontre organisée par le Kolèktif pou sové Gwadeloup le 05 juin 2011 à la médiathèque du Lamentin

 

Quand je lis l’intitulé de la rencontre, je pense qu’il convient d’aborder le sujet de l’économie de la Guadeloupe au niveau micro, c’est-à-dire, étudier le comportement individuel des agents économiques, étant entendu qu’un agent économique désigne toute personne morale et physique qui participe à une activité de consommation, de production ou d’épargne.

Je crois que les politiques ne peuvent pas décider seuls, les économistes guadeloupéens ont un rôle nouveau et prépondérant à jouer dans l’analyse, l’amélioration et la résorption des dysfonctionnements économiques et sociaux en lien avec les politiques. Cette méthode ne peut s’appliquer de façon empirique, sans concertation et partage avec la population.

Il faudra certainement affiner l’idée, mais je crois qu’il est aussi nécessaire de répondre à un certain nombre de questions :

-          Comment augmenter la richesse de notre pays ?

-          Comment faire évoluer la production ? -          Qui produit ? Quoi produire ? Comment ? ……

-          Comment les ressources naturelles interviennent dans notre économie ? …..

A mon sens, l’économie est une science qui s’intéresse aussi à la façon dont les ressources naturelles sont employés pour satisfaire les besoins des hommes, des femmes et des enfants de notre pays guadeloupe. D’ailleurs en découle le concept du développement durable.

-          D’une part aux opérations essentielles que sont la PRODUCTION, la DISTRIBUTION et la CONSOMMATION des biens.

-          D’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations.

  OUI !

il est possible de sové la Gwadeloup mais pour autant que nous adoptons et développons d’autres comportements, d’autres réflexes, d’autres stratégies cours, moyens et long terme dans un climat de confiance et apaisé telles que :

-          Promouvoir une économie régionale performante (quel projet économique ?)

-          Conforter l’attractivité du territoire

-          La maîtrise foncière

-          Mettre en œuvre des formations répondant aux besoins du marché (quel projet social ?)

-          Promouvoir notre identité, l’identité du territoire (quel projet culturel ?)

Bien entendu, la réflexion n’est pas aboutie et je n’ai pas la prétention de dire c’est la bonne direction, mais simplement de partager avec vous sur un sujet qui doit nous interroger tous.

  SI LA GWADELOUP SE TAN NOU, NOU DWET POTE MANNEV POU SOTI A DAN KAKA LA NOU TOUT METEYLA !

  Le 14 juillet 2011                   A. VALLUET

 

 

HARO mon dernier ouvrage 12 janvier 2011

Classé dans : l'actualite litteraire — valluetangebert @ 12:36
HARO

par VALLUET Angebert

HARO


recto - verso

 

Résumé : ? Né le 09 octobre 1965 à Pointe-à-Pitre, originaire de la commune de Deshaies en Guadeloupe, Angebert VALLUET fut membre titulaire de l’AELA, Vice-Président de l’AGAP. Il est nominé en 1989 par la Société des Poètes et Artistes de France (AUBENAS). De 1990 à 1992, il a été primé à plusieurs reprises par l’Académie Européenne Littéraire et Artistique. Il édite son premier recueil intitulé “Poésie et Nouvelle” à l’Académie du Livre. Dans “Ka Mots Poétik”, il édite deux de ses textes qui participent à la réussite de cet ouvrage. Au-delà de l’oeuvre, il y a l’homme que l’on découvre. L’homme qui se livre à travers ses écrits : un être sensible, rempli d’humanité, empreint d’un profond respect de l’autre. L’auteur transmet sa profonde sagesse, son éducation qui ne tolère pas la vulgarité, mais qui accepte l’Homme dans toutes ses dimensions. Sa poésie, portée par la précision de la description, le choix des mots et la force des images, crée un monde dans lequel on pourrait supposer qu’il existe une âme en toute chose. HARO distille une croyance, un message d’espoir pour un lendemain meilleur où l’homme et sa terre se confondent dans une complicité poétique. Angebert VALLUET aime et est profondément attaché à sa terre natale. Par-dessus tout, il croit en la Guadeloupe.

Notre avis : Une posésie, portée par la précision de la description, le choix des mots et la force des images, crée un monde dans lequel on pourrait supposer qu’il existe une âme en toute chose. HARO distille une croyance, un message d’espoir pour un lendemain meilleur où l’homme et sa terre se confondent dans une complicité poétique.

 

 

discours journée interco 2010 2 novembre 2010

Classé dans : mon cahier de poesie — valluetangebert @ 12:36

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Bonne fête maman 30 mai 2010

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cimg1672.jpg             Maman 

Maman,  Tu es la déesse du monde Avec ta peau couleur de bronze  Tu es la plus belle des mamans. Maman,  J’ai gardé en mémoire le souvenir D’un regard quand tu n’avais rien à offrir  Cela suffisait maman. 

Maman,  Trop grand pour montrer mes sentiments, Tes gestes, me comblent et montrent ton dévouement,  Je t’aime maman ! Maman,  Je ne te l’ai jamais dit avec ces mots, Pourtant tu es toujours là pour guérir nos maux  Pardon maman ! 

Maman,  Je suis le fruit de ton amour, Je sais que tu t’inquiètes tous les jours,  Tu as assez fait maman !  Maman,  Je crois en toi, comme l’on peut croire en Dieu, Ce n’est pas trop, Dieu me pardonnera  Car, après lui, tu créas l’homme que je suis. Maman,  J’ai pour toi des pensées Que je ne t’ai jamais dévoilées  Mais elles sont à tout jamais à toi Maman !